Obtention du statut de réfugié pour une femme péruvienne transgenre
- jduquesneavocat
- 16 févr.
- 1 min de lecture

Le 19 décembre 2025, la CNDA a reconnu la qualité de réfugiée à une femme transgenre en raison de ses risques de persécution en cas de retour dans son pays d'origine.
Il ressort des sources d’information publiques que les personnes transgenres font l’objet d’une stigmatisation sociale, de discriminations et de violences au Pérou.
Ainsi, les personnes transgenres souffrent du rejet et de la « répulsion » de la société péruvienne qui les contraint souvent à cacher leur orientation sexuelle et/ou leur identité de genre. Cela se caractérise par une ostracisation professionnelle importante menant à ce que 70% des personnes transgenres au Pérou commencent une activité de « travailleuses du sexe » pour subvenir à leurs besoins vitaux.
De même, les personnes transgenres sont généralement victimes de détentions arbitraires et de violences sexuelles de la part d'agents de police. À la suite d’une enquête menée en 2017, près d’un quart des violations recensées relève de près ou de loin de la responsabilité de l’État péruvien ; au total, 11% des auteurs des violations sont des membres de la police ou de la « serenazgo ». Ce chiffre monte à 27,65% en 2019.
Dans ces conditions, tant en raison de l’ostracisme et des violences dont elles font l’objet de la part de la société que de l’insuffisance de la protection offerte par les autorités péruviennes contre les agissements subis, les personnes transgenres constituent un groupe social au Pérou permettant de justifier la reconnaissance de leur statut de réfugié.
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