Obtention du statut de réfugié pour un couple d’égyptien copte en raison de leur confession religieuse, et pour leurs petites filles pour leur risque d’excision
- jduquesneavocat
- il y a 5 jours
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Le 6 février 2026, la CNDA a reconnu à un couple d’égyptien copte la qualité de réfugié en raison de leur risque de persécutions en Egypte du fait de leur confession religieuse.
Dans cette même décision, la CNDA a également reconnu le statut de réfugié à leurs trois petites filles en raison de leur risque d’être excisées en cas de retour en Egypte.
C’est donc une décision complète et très juste que la CNDA a rendu ce 6 février 2026.
En ce qui concerne les persécutions en raison de la confession religieuse, la Cour relève que depuis 2013, la situation des coptes (chrétiens d’Egypte) est demeurée précaire et que les attaques contre cette communauté ont significativement augmenté. Peu de mesures ont été prises par les autorités pour faire cesser les menaces, le harcèlement et les actes d’extorsion, et, a fortiori, pour traduire leurs auteurs en justice. En conséquence, les agressions religieuses et les accusations de blasphème sont fréquentes, permettant de reconnaitre aux requérants la reconnaissance de leur statut de réfugié.
En ce qui concerne les risques d’excision, la Cour rappelle que si la pratique de l’excision est pénalisée en Égypte depuis 2008, la législation connait très peu d’application effective. En effet, la majorité des égyptiennes continuent de subir cette pratique, le plus fréquemment au moment de leur puberté. .
Selon la documentation disponible, le taux de prévalence des mutilations sexuelles féminines (MSF) chez les femmes entre 15 et 49 ans était de 87%, affectant 77,4 % de ces femmes dans les zones urbaines, tous gouvernorats confondus, et 92,6 % dans les zones rurales.
La Cour indique également que la pratique des MSF sont répandues aussi bien chez les musulmans que chez les chrétiens d’Égypte, et ce malgré le fait que les responsables religieux des deux cultes préconisent l’abandon de cette pratique.
Compte tenu de l’ensemble de ces éléments et de l’environnement familial des requérants, la Cour reconnait à ces trois petites filles la reconnaissance de leur statut de réfugié.
Magnifique décision !



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